On me demande souvent comment je fais pour être si productif et efficace. Même si la phrase précédente est complètement fausse, voici sept logiciels qui sont sur mon mac comme les sept doigts de la main, c’est-à-dire indispensables et toujours ensemble :
Cyberduck
Cyberduck est un outil pour naviguer sur les serveurs de fichiers. Il gère les signets et retient les mots de passe, ce qui permet de se connecter en un clic. Je l’utilise pour plus d’une dizaine de serveurs différents (mes serveurs perso, les serveurs pro, les cachettes des copains, etc). Je ne me vois pas taper mes commandes ftp à la main. Et pourtant je pourrais… mais je me fais vieux, je m’embourgeoise.
Dropbox
Imaginez que vous vouliez partager un fichier rapidement avec un ami. Fastoche, vous lui envoyez un email. Et si le fichier fait 500 Mo ? Pas possible. Imaginez que vous voulez envoyer un fichier à tout le monde, sur facebook ou twitter par exemple. Il vous faut un serveur quelque part (et Cyberduck). Vous n’en avez pas ? Dommage. Vous balancez ça sur megaupoad ? Pas classe…
C’est pour tout cela que Dropbox est un miracle permanent. Vous prenez un fichier, vous le déposez dans votre dossier Dropbox et boum. Il est téléchargé et disponible. En public ou en privé. Sur le web ou sur le bureau de vos amis. Entre vos ordinateurs, aussi. Dropbox est plus efficace et mieux intégré que MobileMe, la solution d’Apple : c’est dire comme c’est bien. Ah j’oubliais… c’est gratos.
Evernote
Evernote est un outil de prise de notes « dans les nuages ». Vous lisez une page web intéressante ? Une note. Vous avez un document important à lire ? Une note. Vous devez absolument racheter du PQ ? Une note. Vous avez un iPhone et vous tombez à 2h du matin sur un flyer qui vous intéresse (toute ressemblance, blabla…) ? Une photo ! Et une note. Le tout est synchronisé avec le site et avec vos ordinateurs. Le plus fort, c’est que vous pouvez prendre une photo d’une carte de visite ou d’un poster avec l’application iPhone, la retrouver sur votre ordinateur de bureau et Evernote fait de la reconnaissance de caractères. Donc vous pouvez toujours retrouver les infos. Juste brillant. Et gratuit aussi.
TextMate
C’est mon éditeur de texte favori, ma boîte à outils. TextMate est extensible, supporte des dizaines de langages différents et tout un tas de plugins. Il est aussi entièrement configurable. Il est tellement polyvalent qu’il est lancé en permanence sur ma machine.
OmniGraffle et Pixelmator
Deux outils payants mais qui valent largement leur prix. OmniGraffle est un outil de dessin de diagrammes. C’est le meilleur logiciel de cette catégorie, et de loin, sur toutes les plateformes. Ultra-performant, extensible et fiable, il permet de réaliser des diagrammes complexes avec simplicité et élégance. Quant à Pixelmator, c’est la même chose pour la retouche d’images. Je suis une buse en logiciel de retouche alors il me faut quelque chose de simple. Celui-là suffit largement à mes besoins.
1Password
Le grand problème de l’homo connecticus, si on oublie son nom à la con, c’est de retenir des dizaines de mots de passe différents pour tous les sites web qu’il utilise. Vous n’utilisez pas qu’un seul mot de passe pour tous les sites, non ? C’est bien ce que je pensais. 1Password est la solution idéale. Il peut générer des mots de passe aléatoires, il les stocke en sécurité et il remplit les formulaires de connexion à votre place. Plus aucune excuse pour avoir des mots de passe différents, longs et durs pour chacun de vos sites. Je l’utilise intensivement dans Safari et sur mon iPhone.
The Google
Pour tenir en respect le flot de tâches, de nouvelles, de projets qui m’arrivent sur le coin de la figure, j’utilise très souvent les outils web. Pour la gestion quotidienne des emails, des contacts, de mes agendas, j’utilise Google. Il se synchronise automatiquement avec mon iPhone. Très pratique.
P.S. : pour écrire ce billet, j’ai utilisé ecto. Pas mal…
Hier soir, dans mon twitter, à l’heure où je vaquais à toute autre chose, Google a lancé un peu par surprise son nouveau service appelé Google Buzz. On ne s’étendra pas sur le nom (minable) ou sur la multitude de services (mal connectés). On ne glosera pas plus sur le fait que Google semble décidé à lancer tout et n’importe quoi, à copier n’importe quelle idée qui marche. Et même celles qui ne marchent pas. C’est un problème de riche.
Le plus drôle, ce sont les messages de certains spécialistes « aïetèque » francophones, apparemment coincés dans le métro, qui demandaient à la ronde ce que c’était, et à quoi cela pouvait bien servir. On cherchera en vain sur lesblogues « high tech » de référence une quelconque info pertinente à ce sujet. Certains ont tout de même jeté un coup d’œil circonspect. De toutes façons, comme le service est encore en cours d’activation, la plupart ne saurait dire grand chose. Il ne reste qu’à profiter de la publicité en retapant les dépêches. Un peu comme ici. :-p
Je crois que cette observation ne fait que confirmer l’inanité, la vanité, l’inutilité du blogging « high tech »1 francophone. L’innovation se passe surtout en anglais. L’actualité se passe quand vous dormez.
dans la mesure où internet peut encore être considéré comme de la haute technologie [↩]
Vous utilisez beaucoup de produits Google ? Moi aussi. Si vous êtes un peu perdu dans tous leurs services, rassurez vous. Ils viennent de lancer Google Dashboard. Vous pouvez maintenant voir sur une seule page toutes les informations que Google détient sur vous et modifier les préférences de tous les services Google sur la même page.
Pour les plus prudents d’entre-vous, il existe aussi le Data Liberation Front. C’est un projet monté par des employés de Google pour permettre aux utilisateurs des services de Google de migrer leurs données vers d’autres services. Vous pourrez donc apprendre comment exporter ou importer vos signets, calendriers, mails, historiques, documents, etc. La plupart des informations proposées sont librement accessibles sur les services correspondants mais c’est assez pratique d’avoir tout rassemblé sur une seule page.
« eMich s'adressant au peuple », pixels sur iPhone, style pompier
Heureusement, c’est nimbé de lumière que Michaël – le deuxième blogueur belge le plus influent – nous a parlé du développement d’applications Android. Sa présentation était très convaincante. Il nous a montré une petite application développée en une soirée (avec sans doute du café et une loveuse compréhensive). Vous pouvez constater dans son dernier article qu’il n’a pas chômé puisque l’application Villo présentée ce soir là a donné naissance à VilloHelper, une carte Google personnalisée avec les emplacements et les places disponibles.
Si les mots programmation orientée objets et model-view-controller ne vous disent rien, il y a fort à parier que vous ne terminerez pas ce paragraphe. En gros, l’environnement de développement de Google pour Android ressemble beaucoup à l’environnement d’Apple pour iPhone. Il est cependant basé sur la plateforme ouverte Eclipse et la plupart du code est constituée de Java et de XML. Le SDK Android dispose aussi d’un émulateur, de possibilités de remote debugging et de tout un tas de bibliothèques permettant d’accéder aux fonctionnalités des téléphones et de l’OS. Le gros avantage par rapport à l’iPhone, c’est qu’en utilisant Java et Eclipse, le SDK permet de réutiliser beaucoup de code et de savoir-faire. C’est clairement un bon moyen de faire baisser le coût d’entrée dans le monde du développement d’applications embarquées, sport qui n’était naguère pratiqué que par des happy few.
Cet article est lié à celui de l’ami @ylebout qui explore les possibles usages de Google Wave. Vous trouverez sur cette page quelques observations concernant la technologie de Google Wave.
En lançant une phase de test à grande échelle1, Google a introduit son nouveau service Google Wave de manière assez tonitruante. Mille moulins se sont soudainement mis à brasser de l’air tiède pour nous conter la prochaine révolution. L’ambition du produit est de réinventer le courrier électronique. Wave ajoute en effet plusieurs caractéristiques majeures au bon vieil email : des fonctionnalités d’édition collaborative, la gestion des versions d’un document, un aspect temps-réel et des contenus riches (genre web 2.0). Après plusieurs jours de tests intensifs, je suis en mesure de vous livrer quelques réflexions sur la technologie de Google Wave.
1. Une fédération ? Non, une guerre civile.
Google Wave, comme toute l’infrastructure de Google, est basée sur le stockage distribué de l’information. Chaque machine, chaque centre de calcul renferme une part de l’immense masse de données que nous produisons tous les jours. Wave est basé sur une fédération de serveurs qui sont responsables du stockage et de la réplication des messages que vous envoyez. Le problème, c’est que dès que plusieurs personnes participent à une Wave, il devient impossible d’assurer l’intégrité des messages. Si un contrôle d’accès est garanti sur un serveur (c’est-à-dire que le contenu d’un message est protégé), il peut fort bien ne plus l’être sur un autre. En d’autres termes, la sécurité du système repose sur la bonne collaboration entre tous les serveurs de la fédération. Wave est réduit au plus petit dénominateur commun, un grand tableau où tout le monde peut écrire et que tout le monde peut effacer comme il l’entend.
2. Révisionnisme
L’ennui quand tout le monde peut collaborer en même temps à un document et qu’on a aucun moyen de l’empêcher, c’est qu’on ne sait plus qui a écrit quoi. Heureusement, Wave garde les traces de tous les changements successifs et permet d’explorer toutes les versions d’un document avec sa fonction playback. Malheureusement, cette fonctionnalité est inutilisable, même quand elle n’est pas en panne. Si l’édition d’un wiki suit toujours une séquence linéaire, un document Wave comporte de nombreux branchements. S’il n’est pas impossible de stocker toutes les versions, il est très difficile de les présenter utilement à l’utilisateur.
3. La programmation sans peine
Google Wave permet à tout développeur web de devenir du jour au lendemain un programmeur d’application. Quelques lignes de XML, un peu de JavaScript et vous voilà devenu ingénieur logiciel. C’est la promesse, cent fois réitérée, des éditeurs de langages de 4e génération et autres technologies déclaratives. Cela ne change rien au problème fondamental de l’industrie informatique : une certaine tolérance pour la médiocrité. Vous trouverez donc dans Wave un grand choix d’extensions et d’applications mal écrites ou moches (quand elles fonctionnent) ou simplement en panne (ce qui est moins grave). Le grand danger, c’est qu’un développeur un peu moins bête que la moyenne n’utilise la crédulité de ses contemporains pour leur soutirer des informations sensibles. Les extensions qui vous proposent de faire transiter vos informations de facebook à twitter ou flickr (en général assez mal, d’ailleurs) via Wave, sont-elles seulement sûres ? Rien ne l’est moins.
4. Tais-toi et rame !
Je pensais finir sur une note optimiste en saluant la prouesse technologique. Mais il faut se rendre à l’évidence. Google Wave suffoque n’importe quelle machine, épuise tous les navigateurs web (y compris Google Chrome). La page d’accueil de Google Wave représente près de 4 Mo de données à télécharger (dont 400 ko de scripts). Elle prend entre 5 et 10 secondes à charger avec un navigateur dernière génération. La transmission en temps réel des caractères représente à peu près 1 ko par touche tapée, soit un rendement de 1 pour mille. Vingt ans après, Google invente l’IRC le moins efficace de sa génération. Bref, Wave est une infâme usine à gaz, une pompe à Shadoks, un rocher de Sisyphe. Google Wave, c’est les performances du Minitel avec les technologies du web 2.0. Google Wave, c’est la plus belle roue carrée jamais réinventée. Google Wave, c’est une réécriture complète de NCSA Mosaic en HTML. En somme, c’est une solution alambiquée à un problème qui n’existe pas. C’est très geek, c’est très beau et c’est très inutile.
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